Hantavirus : tout ce qu’il faut savoir sur la souche Andes seule souche connue capable de transmission interhumaine
Des cas d’infection à hantavirus survenus à bord d’un navire de croisière, le MV Hondius, ayant conduit des passagers à développer une forme grave de l’infection, dont trois à la mort, ont récemment alerté le monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait évoqué un risque de transmission entre humains dans ces circonstances particulières. Qu’en est-il exactement ? Peut-on transmettre le hantavirus à quelqu’un d’autre et en quel cas ? Quelle est l’origine des cas de transmission entre humains si rares ?
Dans cet article, nous faisons le point sur ce que l’on sait des hantavirus, en nous intéressant plus particulièrement à la souche Andes, la seule souche actuellement connue pouvant présenter une transmission interhumaine (toutes souches confondues).
Les hantavirus sont des virus zoonotiques, c’est-à-dire qu’ils se transmettent de l’animal à l’homme naturellement. Leur réservoir principal est constitué des rongeurs (souris, rats, campagnols…) qui excrètent le virus dans leurs urines, leurs selles ou leur salive. L’homme est contaminé par inhalation de poussières ou d’aérosols contaminés par ses excréments, en général lors d’activités en forêt, dans des locaux restés longtemps inoccupés ou dans des foyers urbains à forte densité de rongeurs.
En France, les cas d’infection à hantavirus restent rares, avec environ 100 cas par an, principalement par le virus Puumala, et ils expriment habituellement une fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR). En Amérique, certains hantavirus sont responsables de syndrome cardiopulmonaire à hantavirus (SCPH) beaucoup plus oisif avec une létalité qui peut dépasser 40 %.
Aucune transmission interhumaine n’a été décrite pour les hantavirus européens et asiatiques, et la contamination repose exclusivement sur le contact avec les rongeurs et leurs excrétas.
Une traçabilité de cas a permis de noter plusieurs cas transmissibles entre humains de la souche Andes, exclusivement et sans équivoque dans les circonstances suivantes :
L’OMS le rappelle tout comme l’Institut Pasteur : ces transmissibilités sont peu fréquentes et très rares avec only dans des circonstances de promiscuité extrême. Les habitants du MM Hondius sont exposés, mais les enquêtes attestant que cette exposition s’effectue par transmission entre humains sont toujours en cours, même si l’hypothèse est élevée à la belle étoile par la proximité étroite des passagers entre eux à bord.
Les mesures de prévention visent surtout l’exposition aux rongeurs et à leurs excréments car la transmission interhumaine est rare (elle n’est observée que pour la souche Andes par exemple) :
Il n’existe pas de traitement spécifique en cas de suspicion de hantavirus, mais une prise en charge précoce en milieu hospitalier (réanimation pour les formes pulmonaires) améliore le pronostic.
Les hantavirus circulent en métropole, mais ils sont associés à des formes bénignes ou modérées (FHSR) et aucune transmission interhumaine n’a été établie. La surveillance active des autorités compétentes (Santé publique France, Institut Pasteur) indique un risque faible pour la population.
Si vous devez effectuer des analyses médicales (sérologie, PCR) pour confirmer ou écarter une infection à hantavirus, vous pouvez trouver un laboratoire ouvert le dimanche ou un laboratoire de garde près de chez vous via des plateformes comme Laboratoire-Analyses-Médicales.fr. Ces laboratoires proposent également des tests antigéniques ou PCR pour d’autres infections, et certains sont équipés pour détecter les hantavirus en cas de suspicion forte.